Voilà bien une idée folle. Moi, candidat aux prochaines élections présidentielles ???
Riez bien, et permettez-moi de rire avec vous, car je trouve moi-même l'idée incongrue.
Cependant, je n'y peux rien: voilà déjà de nombreuses années que je me bats contre l'idée de faire de la politique, mais elle me revient toujours avec force. Vraiment, je n'ai pas envie d'entrer en politique. Je préfèrerais bien me contenter d'un travail plus simple, loin des grands médias, et de laisser les choses publiques aux bons soins de nos élus.
Mais non. Je ne me sens pas représenté. Il n'y a semble-t-il aucun candidat aux élections qui représente exactement mes idées. Autant donc que je les représente moi-même.
Si je devais un jour me présenter de façon officielle, ce serait dans l'esprit de servir la population. Mais je sais très bien que si la population ne me soutient pas, quoi que je fasse n'aura pas l'effet escompté. Cette certitude me libère d'une certaine façon: je peux dire très exactement ce que je pense, et ces idées (qui ne sont pas les miennes à l'origine mais que je partage avec un nombre certain de personnes) ne pourront être mis en pratique de façon éfficace seulement si la majorité des français les supportent. Ainsi, je ne pense pas jamais avoir à faire de la politique politicienne, démagogue car me faire élire sur un malentendu, sur un mensonge ou sur une promesse vide me rendrait de toute façon impuissant de faire ce qui m'interesse le plus de faire: assurer un avenir meilleur à l'humanité. Je préfèrerais bien vonlontiers être bien compris des français et perdre aux urnes.
Il est de toute façon très évident que ma candidature n'a de sens que si elle permet à un nombre non négligeable de français(es), qui seraient autrement désintéressés de la politique, de trouver une voix pour les représenter. Il faut voir si je peux combler un vide idéologique.
Pour commencer, il me faut présenter ce qui serait mon programme. Si mon programme et mes idées tombent dans le vide et ne résonnent dans le coeur de personne, il sera alors bien évident que ma candidature serait superflue. Dans l'exercice, j'y aurais gagné: je pourrai retourner à ma vie privée, bien en paix, et surtout la conscience tranquille.
Si au contraire, d'ici un an il se trouve que j'ai mobilisé une minorité non négligeable, il se peut bien que j'aille jusqu'au bout de ma démarche, l'essentiel n'étant pas de gagner les élections, mais de contribuer d'une certaine façon à un débat important et d'aider à promouvoir certains changements importants.
Donc, voilà. Dans les jours, les semaines et les mois qui suivent, je vais m'efforcer de présenter ma plateforme électoralle afin que les internautes (en premier lieu) puissent la juger, et si elle en est digne, de la commenter.