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La liberté avant tout, sauf celle de nuire

En un sens, je suis un ultra-libéral. J'attache beaucoup d'importance à la notion de liberté que j'associe à celle d'amour. Quand on aime quelqu'un, on le laisse libre de faire ce qu'il veut. C'est comme cela, j'en suis sûr, que Dieu nous aime. Cependant, de la même façon que notre liberté est soumise à certaines lois naturelles, la liberté des citoyens français est soumise aux lois républicaines votées par les députés.

Il est important de légiferer afin de maintenir un certain niveau de justice. Mais ces lois je les voudrais suivre un principe très simple: tant que les citoyens ne nuisent à personne, aucune loi ne drevrait entraver leur liberté individuelle.

Cette liberté peut et doit s'étendre à la liberté d'expression religieuse et culturelle, au choix de forme d'éducation, et à aux choix professionnel, c'est à dire la façon de gagner de l'argent.

Sur ce dernier point, je voudrais insister sur le fait qu'en principe, le revenu d'un artisant ou le salaire d'un ouvrier lui revient de plein droit et l'Etat n'a aucun droit de prélever de force un impot. (en pratique, c'est plus compliqué: il faut faire la distinction entre impôt sur le revenu et cotisations. C'est bien sûr tout un sujet à soi-même sur lequel je reviendrais plus en détail ailleurs). De même je ne vois pas pourquoi l'Etat devrait imposer aux entreprises un impôt sur leurs profits.

Si d'un côté je suis tout pour laisser aux entreprises et aux individus 100% du fruit de leur labeur, ceci est à la condition très stricte que leur activité ne nuise aucunement au reste de l'humanité. En ce sens, je suis un très grand supporter du principe de pollueur-payeur. Donc, un simple artisant travaillant à son compte et dont le travail ne nuit aucunement à la société pourrait en principe ne pas avoir à payer aucun impôt et peut-être non-plus aucune cotisation sociale. Par contre, une entreprise fabriquant un produit quelconque devrait payer une taxe appropriée sur chaque processus qui aurait effet de polluer ou de détruire le bien commun. De plus, les profits de l'entreprise ne peuvent pas être le fruit de l'exploitation de la force ouvrière qui aussi l'instrument de ce profit. Le profit doit être partagé entre le patronnat, les ouvrier et les capitalistes selon une formule simple, mais juste pour tous (à voir plus en détails plus tard).

On ne peut pas légiférer le bien-être. Les citoyens doivent cependant avoir la liberté de créer leur propre bien-être de leur propre façon. Si le bien-être ne peut pas être forcé, l'Etat peut et doit cependant donner un coup de main aux citoyens plus défavorisés pour qu'ils puissent se sortir de leur situation difficile. Il y a ici un équilibre très difficile à établir entre assistanat exagéré (infructueuse à long term) et indiférence des pouvoirs publiques à la misère sociale. Il y a beaucoup à dire à ce sujet.

Une bonne politique de l'Etat à long terme consiste à permettre à la population de créer leur propre vie, de la façon qu'elle veut, et éviter une intervention étatique là où elle n'est pas nécéssaire mais nuisible, tout en veillant cependant à maintenir un niveau minimum de justice sociale.

Comment ces principes généraux se traduiraient en pratique? Ce sera l'objet de descriptions plus détaillées à suivre.